Aujourd’hui, je me suis rendue au Carré Sainte-Anne de Montpellier. Installé dans l’ancienne église Sainte-Anne, cet édifice emblématique (l’un des plus hauts de l’Écusson) a été désacralisé à la fin des années 1980 avant d’être transformé en lieu d’exposition dédié à l’art contemporain. Après sept ans de travaux, il a rouvert cet été avec Adventice, la nouvelle exposition de l'artiste . Pour marquer cette réouverture, l’artiste y présente un arbre monumental dont le feuillage est constitué de milliers de mains.
L’exposition s’appuie sur un épisode peu connu de l’histoire montpelliéraine. Au Moyen Âge, la laine importée d’Espagne, d’Afrique du Nord et d’autres régions transportait involontairement des graines. Arrivées à Montpellier, ces espèces se sont acclimatées au climat méditerranéen et ont contribué, au fil du temps, à la création du premier jardin botanique de France. En botanique, le terme adventice, du latin advenire, “venir de l’extérieur”, désigne ces plantes longtemps considérées comme indésirables mais aujourd’hui reconnues pour leur rôle essentiel dans la biodiversité, notamment les bleuets et les coquelicots.
Au centre de l’église, JR a installé un arbre monumental recouvert de plus de 10 000 empreintes de mains envoyées par des participants du monde entier et chaque visiteur est invité à scanner sa main et à l’ajouter à l’œuvre.
L’exposition est visible du 27 juin 2025 au 4 janvier 2026. Une belle manière de redécouvrir le Carré Sainte-Anne et d’explorer le travail de JR autour de la mémoire, de la nature et du lien entre les individus.
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